Le métier de pharmacien se trouve à la confluence d’enjeux importants en matière d’offre de soins qui mettent en évidence le caractère stratégique de la fonction de conseil et d’orientation des populations.
Il est tout à la fois la première porte d’entrée dans le système de soins et un professionnel qui n’a pas encore trouvé une place reconnue dans ce même système non pas qu’il ne l’ait pas cherché mais surtout parce que le métier reste, de notre point de vue, un métier encore extrêmement marqué par la réglementation et qui peine à se projeter dans des évolutions de nature plus politiques et sociologiques.
Si dans le discours, les professionnels rencontrés s’accordent dans leur grande majorité à considérer leur rôle de conseil comme incontournable et valorisant, il n’en demeure pas moins qu’ils semblent dans le même temps assez peu impliqués dans la réflexion et le développement de cette fonction conseil. Ils se forment peu et demeurent dans des pratiques orales, peu formalisées construites au fil du temps et laissées à la discrétion des différents membres des équipes officinales. Chacun dans l’équipe a sa propre interprétation de son rôle et s’est forgé sa propre doctrine. Bien sûr les pharmaciens titulaires accompagnent les préparateurs et les plus jeunes mais essentiellement sur la dimension technique du médicament.
La bonne dispensation des médicaments demeure la compétence clé autour de laquelle les autres dimensions du conseil s’articulent avec plus ou moins d’intensité en fonction de la demande portée par les clients.
Même dans les domaines de « prévention- dépistage » ou de « services de proximité », le pharmacien n’est pas dans une attitude pro-active, de proposition de (nouveaux) services à la population mais dans une posture d’attente de la demande.
Si cette attitude est à mettre au crédit de la culture du métier, pour autant le pharmacien a su faire preuve au cours de ces dernières années de sa capacité d’adaptation chaque fois que les pouvoirs publics l’ont invité à jouer un nouveau rôle, que ce soit pour les médicaments génériques ou la mise en vente libre d’autres produits.
Au regard des perspectives qui se dessinent et des débats qui commencent à avoir lieu, le moment paraît opportun pour clarifier avec les professionnels concernés les différents volets de cette fonction conseil que nous avons contribué à éclairer.
Les pouvoirs publics et les instances professionnelles comme le Conseil de l’Ordre des pharmaciens sont des interlocuteurs déjà sensibilisés à ces enjeux et qui pourraient donc jouer un rôle d’accompagnement des équipes officinales.
Le conseil est une fonction qui a besoin d’être formalisée à travers la définition d’un processus de référence qui permettrait à chacun de se situer dans sa propre pratique et d’identifier les perfectionnements nécessaires.
Il en va en effet des services aux personnes comme des services techniques, tous deux ont besoin de s’engager dans une démarche qualité pour gagner en fiabilité et en efficacité auprès des populations.
Françoise MARIN
Eve MARIN
Auryane BARRANCOS
Il est tout à la fois la première porte d’entrée dans le système de soins et un professionnel qui n’a pas encore trouvé une place reconnue dans ce même système non pas qu’il ne l’ait pas cherché mais surtout parce que le métier reste, de notre point de vue, un métier encore extrêmement marqué par la réglementation et qui peine à se projeter dans des évolutions de nature plus politiques et sociologiques.
Si dans le discours, les professionnels rencontrés s’accordent dans leur grande majorité à considérer leur rôle de conseil comme incontournable et valorisant, il n’en demeure pas moins qu’ils semblent dans le même temps assez peu impliqués dans la réflexion et le développement de cette fonction conseil. Ils se forment peu et demeurent dans des pratiques orales, peu formalisées construites au fil du temps et laissées à la discrétion des différents membres des équipes officinales. Chacun dans l’équipe a sa propre interprétation de son rôle et s’est forgé sa propre doctrine. Bien sûr les pharmaciens titulaires accompagnent les préparateurs et les plus jeunes mais essentiellement sur la dimension technique du médicament.
La bonne dispensation des médicaments demeure la compétence clé autour de laquelle les autres dimensions du conseil s’articulent avec plus ou moins d’intensité en fonction de la demande portée par les clients.
Même dans les domaines de « prévention- dépistage » ou de « services de proximité », le pharmacien n’est pas dans une attitude pro-active, de proposition de (nouveaux) services à la population mais dans une posture d’attente de la demande.
Si cette attitude est à mettre au crédit de la culture du métier, pour autant le pharmacien a su faire preuve au cours de ces dernières années de sa capacité d’adaptation chaque fois que les pouvoirs publics l’ont invité à jouer un nouveau rôle, que ce soit pour les médicaments génériques ou la mise en vente libre d’autres produits.
Au regard des perspectives qui se dessinent et des débats qui commencent à avoir lieu, le moment paraît opportun pour clarifier avec les professionnels concernés les différents volets de cette fonction conseil que nous avons contribué à éclairer.
Les pouvoirs publics et les instances professionnelles comme le Conseil de l’Ordre des pharmaciens sont des interlocuteurs déjà sensibilisés à ces enjeux et qui pourraient donc jouer un rôle d’accompagnement des équipes officinales.
Le conseil est une fonction qui a besoin d’être formalisée à travers la définition d’un processus de référence qui permettrait à chacun de se situer dans sa propre pratique et d’identifier les perfectionnements nécessaires.
Il en va en effet des services aux personnes comme des services techniques, tous deux ont besoin de s’engager dans une démarche qualité pour gagner en fiabilité et en efficacité auprès des populations.
Françoise MARIN
Eve MARIN
Auryane BARRANCOS








